mardi 7 février 2017

Dans les coulisses du Zoo d’Amiens


Le zoo d’Amiens est installé sur un entrelacs de cours d’eau, un peu comme les hortillonnages, autre spécificité amiénoise, à deux pas du centre-ville.  La nature, encore endormie en ce deux février, promet un cadre idyllique pour le printemps prochain. Près de quatre cents animaux y sont présentés dans des milieux reconstitués pour être proches de leur environnement naturel.

Olivia, médiatrice, et Romain, soigneur, m’accueillent et me proposent de découvrir leur métier et quelques pensionnaires du zoo.

J’ai hâte de voir de près et d'approcher les animaux !

Mais d’abord, passage obligé par les cuisines où André, le cuisinier, confectionne de nombreux repas divers et variés. Pour moi, ce sera criquets, vers (vivants, bien sûr) et quelques légumes…

Les criquets et les vers sont pour les petits singes et les Ouistitis.

Les ouistitis sont des primates très bavards (En Amazonie, on les surnomme les « parleurs de la jungle »). Dans la nature, la vie en groupe leur assure une meilleure protection contre les prédateurs, mais en captivité, ils vivent souvent en couple. La nuit, les membres du groupe se blottissent les uns contre les autres.

Ils vivent le plus souvent perchés et sont très friands des vers que je leur propose.


Pour les suricates, qui montrent leur impatience, ce seront des vers de terre bien frais :

Célèbres pour leur capacité à se dresser en position debout pour surveiller les alentours et voir venir le danger, les suricates sont surnommés "les sentinelles du désert".

Pour moi, il ne s'agissait pas de voir venir le danger, mais bien la nourriture...




Les Maki Catta de Madagascar sont répertoriés sur la liste rouge des animaux en voie d'extinction de l'Union internationale de conservation de la nature.

Ils se reproduisent facilement en captivité et sont aisément repérable à leur superbe queue...




Le Gibon "se déplace gracieusement dans la canopée comme le gentleman des forêts".

C'est vrai qu'on pourrait passer des heures, tant il est gracieux, à le regarder sauter de liane en liane...

Malgré sa taille plus petite que le gorille ou l'orang-outan, il appartient à la catégorie des "grands singes" que l'on reconnait à leur absence de queue (C'est l'espère la plus proche de l'homme)


Le Panda roux, originaire de l'Himalaya, est le doyen du zoo d'Amiens (Il aurait une cinquantaine d'années)

Très doux, il mange des bambous, des fruits et, parfois même, des œufs ou des oisillons.






Le Tapir (à ne pas confondre avec le fourmilier) a une peau très dure qui lui permet de se déplacer dans la forêt sans se blesser.

Il a un rôle clé dans la régénération de la forêt en disséminant avec ses déjections les graines de certaines espèces consommées.

Il était très gourmand de mes carottes...




L'éléphant mange une centaine de kilos de foin et de légumes chaque jour.

Je suis impressionné par la dextérité avec laquelle il saisi les carottes dans ma main avant de les porter à sa bouche et par la façon qu'il a de ramasser le foin sur le sol sans laisser trainer une brindille...




Pas de repas pour l'otarie : J'ai du arriver trop tard...

Par contre, nous nous sommes salué poliment, mon poing contre son museau.









Très belle et bonne journée ! Maintenant, j’en suis sûr, c’est bien ce métier que je veux exercer !

Vivement la prochaine visite !